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par Colette Point
(ép.Bellapart)

lettrineitem4est très loin et pourtant tout frais en ma mémoire. C'est l'époque au cours de laquelle les Groupes Laïques d'Etudes d'Alger ont vu arriver sur leurs terrains de sport, une bande de jeunes gens, filles et garçons, demeurant à Belcourt, au Champ de Manoeuvres et quelquefois de quartiers plus éloignés. Ce club ignorait encore qu'il y avait là une pépinière de futurs champions. Que ce soit au basket, au volley, en athlétisme, en boxe, ces jeunes allaient trouver leur place dans la discipline qui les intéressait. Le club était devenu notre résidence secondaire. Nous y passions nos journées et nous nous retrouvions le plus souvent possible, même en dehors de nos entraînements, car nous étions de vrais amis.

Citons d'abord quelques noms de nos dirigeants. Je vais sûrement en oublier et les absents de ces lignes me pardonneront.

Mr GIOVANONI, notre Président que nous aimions tous beaucoup ; c'était un homme à l'écoute de tous les jeunes et il comprenait nos petits problèmes en se comportant comme un père avec nous.

Mr BENAIM, qui lui, moins proche de nous, se préoccupait surtout, c'était son rôle, de savoir si nos cotisations étaient à jour. Je me souviens, quand l'équipe masculine sénior jouait en championnat, nous faisions un détour pour éviter de passer devant le guichet qui distribuait les places payantes. Je ne sais pas comment il s'arrangeait, il sentait la "resquille" et essayait de nous coincer... mais nous lui avons toujours échappé !

Mr LEBRATY, arrivé plus tard, qui était "sévère mais juste".

A cette époque, Mr TOUBLANC entraînait l'équipe féminine senior :
M-L ROMEO, Yvette (cricri) CERDA, Renée GARANDEL, "Souris" MOROTTE, DAYME, Zinou TUCCI, et d'autres dont j'oublie les noms...

Chez les jeunes garçons, Norbert ESCRIVA, Jean-Pierre DERIVIERE, ZENOU, Robert STOCKLIN, Jean et Robert CINCOTTO, Sammy MERDJAN, Charley SANIGOU, Raphaël TRANIELLO, Rachid LARBAOUI, Jean-Pierre EMSELEM, Riri ANDREANI, Alain ESCUDIERE, "Maouss" ZERDAB, José FLORIT, Edmond PETIT, Paul SOULES, et bien d'autres encore, étaient les futures vedettes du basket...

Trois ans plus tard, nous en retrouverons quelques-uns en équipe première avec en plus, Georges GIL, Roger PATITUCCI, Paulet GODEAU ...etc, sous la houlette de Victor CERDA .

Chez les jeunes filles, il y avait Rosette TIBERINO, Jeannette LABROSSA, Yvonne SALEM, Josette SCOTTI, Odette AGOSTA, Gisèle ANDRE, Jacqueline et Rolande STEINKAMP, Christiane ROUCAYROL, Colette POINT... Mais, comme je l'ai dit plus haut, je dois en oublier. Nous avons été championnes d'Alger en 1950 (je crois). Les cadettes étaient Bernadette COS, Paquerette DEMAY, Annie MERDJAN, Huguette GASCON, Mauricette POINT, Gaby MARENESI, Sylviane FONTAA, Mercédès BELLAPART, etc. Nous avions plusieurs équipes. N'oublions pas Fadila KELIF, Irène et Gisèle SIMPLET, Jeanine ROBIANI, Josette ASTRUC, Evelyne BENAÏCH, et plus tard, encore plus jeunes, Jeanine PALICER, Micheline GUICHARD, et beaucoup d'autres. Encore pardon à ceux et celles qui ne liront pas leur nom
dans ce petit récit. Bravo et merci à André SALVIGNOL pour ce qu'il a fait pour nous.

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Mais il n'y avait pas que le sport qui nous intéressait. Nous passions pas mal de temps au bar tenu par madame VIELLE, qui avait une patience d'ange avec nous ; nous la respections et jamais, quelqu'un se serait permis une remarque désobligeante à son égard. Nous organisions des tournois de "baby-foot" (que nous appelions alors "ping-foot"), et de ping-pong, et les vainqueurs avaient droit à un cadeau dont ils étaient très fiers; en effet, nous nous cotisions avant le début des compétitions pour acheter, en bas de la rue Trollier, des objets qui ne coûtaient que quelques centimes, pour récompenser les gagnants. La "claque" était toujours présente pour encourager et acclamer les vainqueurs. Bien sûr, il y avait quelques mauvais perdants, mais tout était vite oublié autour d'un verre de limonade ou de "Selecto".

Le dimanche après-midi, dans la salle "du bas", il y avait bal et radio-crochet. Qui ne se souvient de Mauricette et de sa chanson fétiche "Etoile des neiges" ? Je crois tout de même que le sport l'emportait sur la danse et nous nous procurions toujours un ballon, en faisant fi du tango et de la rumba pour nous retrouver sur un terrain.

Un peu plus tard il y a eu la piscine. Nous nous retrouvions au bord et dans l'eau, en essayant de réaliser les plus beaux plongeons. J'avoue que je ne me suis jamais hasardée plus haut que le plot de départ de courses. Les plus courageux faisaient des "bombes" dupremier plongeoir, mais je n'ai jamais vu quelqu'un de notre bande grimper jusqu'au dernier plongeoir...

Ou alors, j'ai oublié. C'est là que nous admirions les prouesses de Paul ABADIE, Antoine MARTI, ALDEGUER, VANNI MAUREL et Guy TRUMPH. Que de travail pour ce beau résultat !

Il y avait aussi l'athlétisme où nous nous sommes tous essayés. Les plus forts de notre groupe étaient :

• chez les garçons : Jean-Pierre DERIVIERE pour la course et la hauteur, MICHEL au triple-saut, TRIGANON au saut à la perche, sous la direction des entraîneurs PATZINSKI et LAGARDE...

• chez les filles : Jeanine ANDREANI, Aude COURTINAT, Paule SIRIEIX, Arlette AMALFITANO, Arlette DUVERT, Huguette GASCON, Rosette TIBERINO, Jeannette LABROSSA, Odette AGOSTA,Colette POINT, chacune participant au 60 m, 80 m, hauteur, longueur, poids, 800 m, et différents relais ; toutes entraînées par André SALVIGNOL.

Quand les compétitions se déroulaient à l'extérieur, nous étions conduits par l'ami RAHOUI, notre chauffeur.

En 1947/48, Claude CHOUISSA enlève le concours du jeune basketteur ; en 1949/50, c'est Jean-Pierre DERIVIERE qui l'emporte, et, chez les féminines, c'est à Colette POINT que revient la médaille.

La section volley-ball n'était pas mal non plus : PONTILLO (entraîneur-joueur), MAJOREL, LAMBALLEE, BELLAPART, DUFOUR, GARCIA, PATZINSKI... etc.

Par la suite, pour diverses raisons (situations professionnelles, mariages, mutations et bien sûr les "événements") il y a eu dispersion de tout ce beau monde. Certains se revoyaient tout de même, et, en 1962, ce fut le grand départ. À ce moment-là, il faut dire que nous n'avons pas tellement cherché à nous retrouver, il fallait recommencer notre vie de l'autre côté de la Méditerranée, c'était notre priorité.

Je suis certaine que, comme moi, tout le monde espérait, un jour, des retrouvailles ; mais est-ce la négligence, nos occupations du moment, que sais-je ? Le temps a passé... Nous avons tous eu des enfants, des petits-enfants, et même pour certains (dont je fais partie), des arrières-petits-enfants. Combien de fois ai-je raconté aux miens, notre jeunesse aux Groupes Laïques.

C'est avec un plaisir toujours renouvelé que je leur relate nos matchs, nos petites querelles avec les arbitres, qui n'allaient jamais très loin, nos tournois de "baby-foot", etc.

Puis, un soir, il y a quelques mois, le téléphone sonne, et un bond en arrière de plus de 50 ans me tombe sur la tête... Mais ne me fait pas mal, bien au contraire. J'entends la voix de Jean Cincotto

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Je me demande si c'est vrai ! A côté de lui, se trouvent Norbert ESCRIVA et Riri ANDREANI. Quelle joie de les entendre ! Aussitôt, rendez-vous est pris pour nos retrouvailles. Nous avons changé, bien sûr, les années ont laissé quelques traces sur nos visages, mais nous avons toujours 17-18 ans dans notre tête et dans notre coeur.

Nous nous revoyons maintenant assez souvent, et à chaque fois, des souvenirs nous reviennent en mémoire. Nous sommes toujours ces adolescents que nous n'avons cessé d'être. Tout ceci a été raconté avec des mots simples, comme nous...

Colette Bellapart, née Point.Octobre 2003

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